Il met 1h pour s'endormir !

Pourquoi mon enfant met-il autant de temps à s’endormir ?

« Mamaaaaan, encore une histoire… »
« J’ai soif ! »
« J’ai envie de faire pipi… »
« Encore un câlin ! » 😜

Ça vous parle ?

Le coucher du soir peut parfois devenir interminable et particulièrement éprouvant pour toute la famille. Quand votre enfant met beaucoup de temps à s’endormir, que les demandes s’enchaînent et que vous passez 1h (ou plus !) dans la chambre, il n’est pas toujours facile de comprendre ce qui se joue.

Faut-il avancer le coucher ? Le retarder ? Modifier la routine du soir ? Faire davantage pour rassurer son enfant ou au contraire lui laisser plus d’autonomie ?

Les causes d’un endormissement long chez l’enfant peuvent être multiples et il n’est pas toujours facile d’y voir clair 🤯.

On vous donne quelques pistes pour retrouver des soirées plus sereines… et surtout, on vous rappelle qu’il est possible de faire évoluer les choses ! 🤗

💫 Vérifier le rythme et le planning de sommeil de votre enfant

Un endormissement long peut être lié à un manque de pression de sommeil, mais aussi à une surfatigue.

Autrement dit, un temps d’éveil trop court ou au contraire trop long peut rendre l’endormissement plus compliqué 🤔.

Vous pouvez donc commencer par faire le point sur les siestes de la journée et observer votre enfant en fin de journée.

👉 Est-il encore en pleine forme à l’heure du coucher ?

👉 Ou semble-t-il déjà fatigué vers 18h ou 18h30 ?

Attention, un enfant en surfatigue peut être surexcité et ne pas avoir l’air fatigué du tout une fois qu’il a manqué son train du sommeil 😅.

L’objectif est donc de trouver un rythme adapté à votre enfant, à son âge et à ses besoins de sommeil.

💫 Le fameux « syndrome du rappel » 😜

À partir de 18 mois environ, certains enfants deviennent particulièrement créatifs au moment du coucher !

« Encore une histoire… »
« J’ai soif… »
« J’ai envie de faire pipi… »
« Encore un câlin… »

Le syndrome du rappel peut entraîner un coucher de plus en plus tardif et devenir particulièrement épuisant pour les parents.

Cette phase est fréquente et plus ou moins marquée selon les enfants. Votre enfant teste, cherche à prolonger le moment avec vous, exprime parfois un besoin de réassurance… et il faut bien reconnaître qu’il peut être très imaginatif pour trouver de nouvelles excuses ! 😜.

Avant toute chose, on vérifie que les besoins de notre enfant sont comblés, qu’il a suffisamment rempli son réservoir affectif et son besoin de sécurité, et qu’il n’est pas malade.

Ensuite, on peut poser des limites claires et surtout essayer de s’y tenir.

Par exemple, si vous annoncez « c’est le dernier câlin », essayez de faire en sorte que ce soit réellement le dernier 😉.

💫 Créer une atmosphère propice au sommeil

Pour favoriser l’endormissement, on peut commencer à faire redescendre progressivement l’excitation de la journée.

On privilégie un temps calme avant le coucher, une ambiance peu lumineuse et une chambre calme.

On peut également proposer un bain si cela fait partie des habitudes de votre enfant et surtout, on s’assure d’avoir eu un temps de connexion suffisant avec lui.

Et évidemment, on évite les écrans en fin de journée, qui peuvent compliquer l’endormissement. (⁠Ameli)

L’idée est de faire comprendre progressivement au cerveau de l’enfant que la journée se termine et que le moment du sommeil approche.

💫 Une routine du soir claire et prévisible

La routine du coucher doit aider l’enfant à savoir ce qui va se passer.

On structure donc la routine afin de la rendre parfaitement lisible et cohérente :

👉 toujours les mêmes actions, dans le même ordre ;
👉 un environnement calme ;
👉 une lumière plus douce ;
👉 des étapes adaptées à l’âge de l’enfant.

On peut également impliquer l’enfant pour qu’il s’approprie cette routine.

Que fait-on après le repas ? Après le brossage des dents ? Quelle histoire choisit-on ?

Plus l’enfant grandira, plus il pourra prendre d’initiatives pour passer seul à l’étape suivante. Cela peut réduire les tensions et favoriser progressivement davantage d’autonomie au coucher.

Attention toutefois à ne pas transformer la routine en marathon du soir 😅.

Une routine trop longue peut aussi retarder l’endormissement. Le but est de créer des repères rassurants, pas de multiplier les étapes à l’infini.

💫 Anticiper les fameux « derniers besoins »

Avant d’éteindre la lumière, on peut essayer d’anticiper les demandes qui risquent de revenir cinq minutes plus tard 😜.

🧸 Le doudou est-il dans le lit ?
🥤 Un verre d’eau ?
🚽 Un dernier pipi ?
📖 Quelle histoire allons-nous lire ?
🤗 Un dernier câlin ?

L’idée n’est évidemment pas de tout contrôler, mais de donner à l’enfant des repères et de limiter les allers-retours.

Et surtout, on peut réfléchir à ce que notre enfant est capable de faire seul.

A-t-il besoin que vous lui apportiez son doudou à chaque fois ? Peut-il prendre son verre d’eau seul ? Peut-il aller chercher son mouchoir ?

Petit à petit, certains éléments peuvent devenir autonomes.

💫 Et si votre enfant avait besoin de plus d’autonomie ?

Un coucher qui s’éternise peut aussi être lié à la manière dont l’enfant s’endort.

Si vous devez rester à côté de lui, le bercer, le toucher, revenir dans la chambre 1 000 fois ou répondre à chacune de ses demandes pour qu’il puisse trouver le sommeil, cela peut devenir très épuisant pour tout le monde.

On peut alors se poser quelques questions :

👉 Qu’est-ce qui nécessite vraiment mon intervention ?
👉 Qu’est-ce que mon enfant peut faire seul ?
👉 Qu’est-ce qui est acceptable pour moi ?
👉 De quelle manière puis-je réduire progressivement mon intervention ?

Il n’est pas nécessaire de tout changer du jour au lendemain.

Une autonomie au coucher peut se construire progressivement, en fonction de l’âge, du tempérament de l’enfant et de ce qui convient à votre famille.

💫 Des petits outils peuvent aider

Selon l’âge de l’enfant et la situation, certains outils peuvent être très utiles pour rendre le coucher plus concret et plus ludique.

⏳ Un sablier pour matérialiser un temps
🃏 Des cartes « joker » pour les rappels
📋 Une check-list avant d’éteindre la lumière
⭐ Un tableau de motivation
🌙 Un petit rituel visuel du coucher

Nous avons toute une boîte à outils que nous adaptons aux enfants et aux objectifs de chaque famille dans nos accompagnements.

💫 Et si votre enfant était trop fatigué ?

C’est un grand classique : on pense parfois qu’un enfant très fatigué va forcément s’endormir rapidement.

Et pourtant… ce n’est pas toujours le cas !

Un enfant qui a accumulé de la fatigue peut au contraire être agité, excité, avoir du mal à se poser et repousser encore davantage le moment du sommeil.

Il peut donc être intéressant d’observer son sommeil sur l’ensemble de la journée avant de simplement décider de repousser l’heure du coucher.

Parfois, avancer le coucher permet justement de rattraper une partie du manque de sommeil.

La régularité des horaires et l’adaptation du rythme aux besoins de l’enfant font partie des repères importants pour favoriser un sommeil de qualité. (⁠Ameli)

💫 Et si malgré tout le coucher reste très long ?

Un endormissement difficile peut avoir de nombreuses causes : rythme de sommeil, habitudes d’endormissement, anxiété, besoin de réassurance, environnement, écrans, manque d’autonomie…

Et parfois, il est tout simplement difficile de savoir par où commencer 🤯.

Si votre enfant met régulièrement beaucoup de temps à s’endormir, que le coucher devient une source d’épuisement pour vous ou que cela pèse sur votre quotidien familial, il peut être intéressant de chercher ce qui se joue plus précisément.

Les difficultés d’endormissement qui s’installent dans la durée peuvent également nécessiter un avis médical, notamment lorsqu’elles ont des répercussions sur la journée de l’enfant. (⁠Ameli)

💫 On reste zen… autant que possible 🧘‍♀️

Facile à dire, n’est-ce pas ? 😜

On essaie d’aborder le coucher avec le moins de tension possible.

On se rappelle que le cerveau de notre enfant est encore immature et qu’il peut avoir besoin de nous pour traverser certaines périodes.

Et surtout, on évite de culpabiliser.

Si aujourd’hui vous passez 1h dans la chambre de votre enfant pour qu’il s’endorme, cela ne veut pas dire que vous serez encore dans la même situation dans quelques mois.

Les habitudes peuvent évoluer.

Un enfant qui avait besoin de beaucoup d’accompagnement peut progressivement gagner en autonomie, avec une approche adaptée à son âge, à son tempérament et à sa famille.

💙 Le coucher ne devrait pas devenir chaque soir une épreuve pour toute la famille.

Chez Objectif Dodo, nous vous aidons à comprendre ce qui se passe au moment du coucher et à mettre en place des solutions adaptées à votre enfant et à vos besoins.

Vous n’êtes plus obligé.es de rester bloqué.es dans la chambre pendant 1h (ou plus !) si cela vous pèse.

On peut en parler ensemble lors d’un appel découverte gratuit. 🤗

Laure Malgouyres